Héloïse Simon

Litanie Valparaíso

sortie le 26 janvier

Un roman à mettre entre les mains de tous les parents, ou des inconscients qui voudraient se lancer dans l’aventure.

Et chez votre libraire préféré!

 

le roman

Litanie Valparaíso est le récit d’une nuit, une nuit de samedi à dimanche dans la vie d’une jeune mère, présentatrice d’émission de radio fraîchement installée au Chili, à Valparaíso.

Elle s’est introduite en douce dans ce studio où elle égrène d’habitude chroniques, bulletins météo et séquences invité et s’y est enfermée avec deux policiers mal lunés, quelques pélicans et un ou deux bébés. Gravitent autour de ces personnages des mots, des verts et des pas mûrs, des bobèches, des blooms, du mort-bois, des rémiges.

Au milieu de ce bizarre lexique, sous l’œil rouge du On Air, surgit son histoire, l’histoire de sa chute, de sa gamelle, de sa dégringolade.

On lui a menti : être mère n’a rien de merveilleux. C’est même plutôt le bagne ! Qui a le numéro du service après-vente ? Où se trouve le service réclamation, avec retour sans frais ? Tout cela n’était-il donc qu’une publicité mensongère ?
Pour savoir comment on se relève de ce gadin, l’animatrice invite ses fidèles auditeurs à décortiquer avec elle le langage, avec humour et un soupçon de folie, des balancelles aux mouche-bébés et aux guignes, face à l’horizon du somptueux Pacifique.

 

extraits

Combien êtes-vous à m’écouter, je ne sais pas. Je me satisfais de peu. Deux personnes, une seule, aucune. N’hésitez pas à appeler, ne soyez pas timide. Je suis seule à la console. Il n’y a plus que moi, j’en suis la maîtresse-femme, daronne, virago, je dirais bien « mater familias » si être maman m’avait mieux convenu.

Mon fils doit être sous ces trucmuches, quelque part au milieu des visières pare-shampoing, des goupillons et des filets de bain. Peut-être est-ce parmi tous ces mots que je l’ai égaré ? Si seulement j’avais compris à quoi servait une nacelle, nous aurions pu survivre, lui et moi.

Je devais avoir une vie enviable, à Valparaíso, Valparaíso, au milieu des collines où les maisons exhibent leurs couleurs, oh, ce vert anis, ce jaune safran, ce rose layette. Moi, vivre dans le Cerro Alegre, la colline la plus lue, vue, chantée de Valparaíso ? Savez-vous pourquoi cette colline se nomme « Alegre », c’est-à-dire « joyeuse » ? Elle fut celle, jadis, des marins en rade et des prostituées faisant le rade. Celle des matelots allant s’amuser sans conséquence, car la conséquence n’est que féminine.

 
Litanie Valparaiso - H Simon - couverture.jpg

Ce qu’en pensent les critiques…


La litanie des mots devient métaphore de la vie de mère
— Les Ourses à plumes

[Un livre] qui enchante, émerveille et donne envie de lire chaque mot jusqu’au dernier.
— Pro/p(r)ose Magazine
 

Ce qu’en pensent les lecteurs…


Un imaginaire débordant, un style littéraire plein d’envolées. Ça décape. Un roman comme ça vous ne pouvez pas l’oublier.
— A. D.

Un roman à conseiller à toutes celles qui rêvent de procréer...
— R. V.

Emporté par une langue savoureuse, on plonge dans la psyché de cette jeune maman au bout du rouleau et la tension monte peu à peu
— M. G.

Un roman brut et poétique [où] Héloïse Simon pulvérise le cliché de la maternité uniquement heureuse, et ça fait du bien !
— F. L.

L’humour noir permet d’aborder même le pire, même l’indicible, même l’impensable.
— E. M.

Pol[ys]émique

le 13 décembre 2018

 

le livre

Pol[ys]émique est le rendez-vous annuel des amoureux du genre de la nouvelle:

“Revue variablement périodique,

Panégyrique de la nouvelle à caractère laudatif modéré,

Compendium de mots plus ou moins compliqués,

... et plus prosaïquement recueil collectif.”

Dans ce premier numéro de la revue, 12 auteur.e.s explorent un thème: “DÉCONNECTÉ.E.S”.

La nouvelle d’Héloïse Simon s‘intitule “Les opposants”.

 

extrait

Au pas de course, parce que les minutes filent et menacent de laisser une fois de plus mes rêves de tranquillité sur le bas-côté, nous nous rendons à la mairie, qu’un panneau nous indique gracieusement : ah, là-bas, cette bicoque bleu et violet intitulée “Illustre Municipalité de Ventanas”, qui n’a d’illustre que le titre.
Je pousse la porte.
La salle est petite. 
Pire : elle est pleine à craquer.
Nos trois chevelures claires sont scrutées.

 
 
 

Aucune raison d’aller ailleurs

 

juin 2015

 

Le livre

Qu'ont en commun une Sœur sicilienne rigoriste, un roi du XIXe siècle, un G.O du Club Med à la retraite, un ado fan de Pop japonaise et des ouvriers sur un chantier de gratte-ciel au Chili ? A priori pas grand-chose, si ce n’est l’appel de l’ailleurs.

Un ailleurs composé de girafes, d’un premier amour, de rencontres de passages, ou même de bibelots en forme de vache, car on ne sait jamais dans quel matériau seront sculptées les errances hors de notre quotidien.

À travers ces douze nouvelles, Héloïse Simon nous propose une échappée exaltante, de Bora-Bora à la Normandie, en passant par la Lune, l’Italie et le passé, car il n’est de plus beau chemin que celui qui nous amène à bon port.

extraits

Dans un terminal déserté, à vingt et une heures, par une nuit brumeuse d’automne, alors que je ne peux m’empêcher de lancer des regards hésitants vers l’infortuné compagnon buvant à paisibles lichées un café odorant, je me demande lequel des deux je suis, de la chèvre ou du rhinocéros.

Car je regarde autour de moi, et tu t’es reproduite, dupliquée, tripliquée, multipliquée : ici une petite statuette de souriante vache qui me fait coucou du sabot, là un calendrier des races préférées de nos campagnes, ailleurs une souris d’ordinateur qui a pris son pelage blanc à taches noires.

 

Ce qu’en pensent les critiques…

Je l’aime ce livre, je l’aime. C’est mon livre préféré de l’année.
— Nicolas Canteloup, Europe 1
 
On trouve ceux qui attendent, ceux qui viennent de loin ou encore ceux « qui arrivent à bon port ». On traverse les continents, les états, les états d’âme, on assiste à des rencontres, des séparations, des retrouvailles…
— La cause littéraire
 
Souvent d’apparence ordinaire, les 12 nouvelles ont pourtant une pointe d’extra-ordinaire, une petite touche de je-ne-sais-quoi qui fait son effet.
— Le 102 blog
 
 
C’est toujours avec délectation que nous parcourons ces ambiances d’ailleurs
— Captiv' magazine
 
Tranquillement installé dans votre canapé, vous n’aurez vraiment “aucune raison d’aller ailleurs”
— Le Dauphiné Libéré