Le roi des dominos
 

Batailles choisies #96

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En deux mots:

Nous avons une nouvelle passion: les dominos. Je crois nécessaire de fournir une justification et je passerai par un mea culpa ou chapeau bas à mon mari, une fois n’est pas coutume.


 

Avec les enfants, on est tombés sur des vidéos de dominos, par un chemin dont seul Youtube a le secret. Un peu prise au dépourvue après la première fois, je veux les interdire parce que je les trouve idiotes. Non mais qui, je vous le demande, regarde des vidéos avec des constructions compliquées que des gens solitaires ont passé des heures à monter et qui, le premier domino tombé, durent cinq minutes?

Qui? Eh bien, nous.

Je cède presque immédiatement parce oui, bon, allez, ok, une vidéo de dominos, d’accord, fatiguée, confinement, et puis qu’est-ce que j’en sais. Nous avons donc bien vite une petite sélection de nos vidéos préférées de dominos, ici des dominos poussés par un chat, là des dominos de toutes les couleurs, reproduisant des marques ou créant des circuits qui nous font tous nous dire quand même, quel travail.

Étant une femme pragmatique et une maman lassée, je me dis que cette passion pour les dominos va passer. Mon mari, en revanche, a sa perspective d’éternel optimiste: il achète donc une boîte de 100 dominos en bois peint. 

Ça va encore finir dans un coin, encore un achat inutile (coucou l’anecdote du tipi), pff, marre de son optimisme à mon mari.

C’est un succès incroyable. J’avais déjà imaginé Grand essayer de jouer une fois, se frustrer parce que c’est trop difficile, parce qu’ils tombent toujours, les dominos et c’est pas drôle.  

Mais, non: il passe des heures entières à faire des chemins, des tours, on en fait ensemble, on fait des figures de plus en plus compliquées, des vagues, des spirales, des formes géométriques.

Grand a même la patience de ne pas se frustrer avec son frère qui fait systématiquement tomber notre work in progress. Grand est trop mignon, place domino après domino avec un air concentré et les fait tomber en hurlant de joie.

Moi-même, je dois avouer qu’elle me plaît, cette activité. 

Chiche, on fera la prochaine vidéo Youtube pour diffuser la bonne parole?

 
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D’autres batailles ⭣

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Heloise SimonPapa, loisir, Grand
Le regain d’énergie
 

Batailles choisies #95

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En deux mots:

Votre enfant aussi a envie de dormir à 11 heures du matin quand ça ne vous arrange pas et est en pleine forme à partir de 21 heures? C’est une sorte de châtiment parental universel, ou bien?


 

À partir de 20 heures, Petit pète la forme.

Il a la grosse patate.

Il a une pêche d’enfer.

Littéralement d’enfer, parce que pour moi, qu’elle est longue cette heure et demie à attendre que le sommeil le gagne pendant que, moi, je me trouve vaincue! 


Certainement Petit profite de ce petit temps où, son frère déjà endormi, il a ses parents, ou le plus souvent sa maman, rien que pour lui. C’est mon heure, doit-il se dire, chouette, chouette, on va voir tout ce qu’on peut faire avec une maman pleine de cernes! 



« Il se découvre le soir un esprit d’aventurier »


Lui qui passe des heures à me réclamer les bras aux heures normales du jour, se découvre le soir un esprit d’aventurier intrépide, monte sur le fauteuil pour sauter sur le canapé, escalade la table, fait des petits bonds et tournoie pendant que je regarde tourner avec trop de lenteur les aiguilles de l’horloge du salon. 



Il a soudainement très faim, ou plutôt un petit peu faim de tout, me tire vers la cuisine pour que je lui coupe un kiwi, une poire, que je lui fasse un oeuf, lui donne des pâtes crues, buffet nocturne qu’il touche du bout des lèvres avant de passer à autre chose. 

Il a ensuite envie de lire tous les livres qu’on a mais uniquement les 4 premiers mots. Il ressort tous les jouets des boîtes alors qu’on les a rangés après le dîner. 



Quand il accepte d’aller au lit, qu’il acquiesce enfin à ma proposition de dodo déjà formulée six fois depuis 20 heures, il se couche mais n’a pas envie de dormir. Une fois bien bordé sous la couette, il décide qu’on va lire encore un livre (descend, va le chercher dans la bibliothèque de la pièce d’à côté, remonte avec tous ses efforts dans le lit), et puis un Tchoupi aussi (descend, va le chercher dans la bibliothèque de la pièce d’à côté, remonte avec tous ses efforts dans le lit) et maintenant celui sur le zoo (descend, etc...). Enfin, on pose le dernier livre et on va se mettre bien au chaud, hein, Petit, et on dort, d’accord? 


« Oh non, ça ne va pas s’arrêter comme ça! »

Mais le débordement d’énergie continue, oh non, ça ne va pas s’arrêter comme ça! Maintenant, Petit a envie de jouer à “zou!!” qui consiste à faire des petits bonds sous la couverture.

On y est presque, fin du “zou!”, ses paupières sont lourdes. Mais ce diablotin a plus d’un tour dans son sac, il a envie de me caresser la joue, de mettre ses doigts dans mes oreilles, dans mon cou, dans ma bouche.


Et quand, enfin, il arrête de me tripoter, après un silence prometteur, le voilà qui se redresse sur son séant et crie “Tactor!” (tracteur) avec toute sa 1) voix, son 2) âme et son 3) énergie adorable, alors que je crains de n’avoir plus ma première, d’avoir perdu ma deuxième et noyé ma troisième.

 
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D’autres batailles ⭣

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Heloise Simondodo, Petit, fatigue